26 sept. 2014

Les tabous de l'expatriation // Quand la mayonnaise ne prend pas

S'expatrier fait rêver. C'est une chance, une opportunité qu'on n'aura peut-être qu'une fois dans sa vie et qu'il faut saisir. Le net fourmille de blogs d'expatriés racontant leurs aventures à l'étranger. De nouvelles habitudes, un nouveau boulot, de nouveaux amis, la découverte chaque jour d'un pays formidable. Ce qu'on ne dit pas forcément, c'est quand ça ne se passe pas aussi bien. Quand ce n'est ni tout beau ni tout rose et que finalement, on ne se sent pas chez soi. 




"Je m'appelle Machine, je vis à tel endroit depuis X années et j'adore !!". J'ai tellement lu ça partout sur internet que j'ai fini par culpabiliser de ne pas aimer vivre en Californie. Je me disais que je ne faisais pas assez d'efforts ou qu'il y avait un truc qui ne collait pas chez moi. 

En terme d'expatriation, internet vend du rêve. Difficile de trouver des blogs négatifs à ce sujet. Les messages sur les forums qui tentent d'aborder la question de l'expatriation male vécue sont vite étouffés dans l'oeuf. Le posteur se heurte à l'incompréhension des autres expatriés qui ont vécu une aventure formidable et n'imaginent pas qu'il puisse en être autrement. Pour des gens que l'expatriation a enrichi et fait découvrir de nouveaux horizons, je ne les trouve pas très ouverts de ce point de vue. Au lieu d'écouter le mal être du posteur et d'essayer de faire preuve d'empathie, ils dispensent des conseils à deux balles "Tu devrais laisser passer du temps, ça ira mieux", "Inscrit-toi à tel endroit", "Fais-ci". Or, quand on se sent mal quelque part, ce n'est pas tellement de conseils qu'on a besoin, mais d'écoute. 

Toutes les situations d'expatriation sont différentes. Je peux très bien comprendre que quelqu'un qui s'expatrie dans une grande ville ou au bord de la mer aime, ou qu'un ingénieur qui décroche un super job apprécie. Moi, je n'aime pas ma vie en Californie.  Voilà, c'est dit. Je ne vais pas faire la liste de toutes les choses que je n'aime pas, elle serait trop longue. Je voulais simplement dire que ça arrive. Et je ne suis pas un cas isolé. Beaucoup de compagnes de collègues de Lionel n'aiment pas la vie dans cette région. Et la plupart des français de sa boîte ont fini par regagner le pays de la baguette et du fromage qui pue. 

Pourtant, nous y avons mis du coeur. Nous n'arrêtions pas de nous répéter, avant de partir, que ça allait être bien. Puis, les premières semaines sont passées et on s'est dit que quand on aurait les meubles, on se sentirait plus chez nous. Finalement, ça n'a rien changé. D'aucuns diront que je ne suis là que depuis 6 mois et que mon opinion va changer, que je vais m'habituer. Lionel est là depuis presque un an et il n'aime toujours pas. Pourtant il travaille et son boulot lui plaît beaucoup. Mais pas la vie quotidienne ici.




Le blog, une arnaque ?


Je pense toujours avoir été sincère sur ce blog. J'adore les week end que nous passons à vadrouiller à droite à gauche. Se balader, visiter, voir des choses et des endroits incroyables. Mais la vie quotidienne n'est pas à la hauteur des week end. Je ne travaille pas, ce qui me pèse beaucoup plus que je le pensais. Mon travail, mes collègues et globalement mes proches me manquent. Facebook, skype et viber c'est bien, mais ça ne remplacera jamais une bonne tranche de rigolade en face à face. Je vis dans une banlieue résidentielle où il ne se passe pas grand chose et où rien ne peut se faire sans voiture. Moi qui avait l'habitude d'aller partout à pieds, c'est raté. Je ne parle même pas des transports en commun, quasi-inexistants. Nous nous partageons une voiture, ce qui n'est pas très pratique mais impossible de faire autrement. 

Rencontrer du monde est très difficile. Je ne travaille pas et je n'étudie pas, ce qui élimine les deux principales raisons pour lesquelles je rencontrais des gens en France. Par ailleurs, rencontrer des américains est compliqué. J'ai pû constater que d'autres européens avaient les mêmes difficultés à approcher des américains. Est-ce que je ne fais pas assez d'effort ? Peut-être. Je participe régulièrement à des meet ups, j'ai cherché une conversation partner pour améliorer mon anglais, je fais du bénévolat dans une association où je suis seule dans une toute petite pièce parce que les autres membres ont des activités qui se déroulent à d'autres moments.

Je ne pense pas qu'il s'agisse de choc culturel. J'essaye de m'adapter à tout, la façon de vivre, les produits. Je ne suis pas devenue pro-France ni anti-Etats-Unis et ne cherche pas à tout prix de produits français. Je crois simplement que la vie ici n'est pas pour moi. Est-ce que ce serait mieux si on habitait au bord de mer ? Dans une grande ville ? Si je pouvais travailler ? Peut-être. Mais en attendant, ce que je vis actuellement ne me convient pas. C'est pour ça aussi que j'ai décidé de voir cette période comme des vacances, c'est-à-dire une période de temps qui a une fin, mars 2015 si tout va bien en ce qui me concerne. J'entends souvent parler de ces expatriés qui ne voudraient pour rien au monde renter au pays. Nous faisons apparemment partie de l'autre catégorie, celle qui a testé un nouveau pays et souhaite rentrer au bercail.



On sort les mouchoirs ?


Ne m'appelez pas Cosette non plus ! Pas de quoi se secouer la glande lacrimale en position foetale. Je n'aime pas, et alors ? Ça reste une expérience, certes pas 100% positive mais une expérience quand même. Je sais maintenant où je suis chez moi. La France n'est pas parfaite mais elle me convient. J'aurais appris des choses sur moi, certaines plaisantes, d'autres moins. J'ai expérimenté la vraie vie de banlieue aux Etats-Unis. Je n'aurai pas besoin de me demander comment ça aurait pû être de vivre là-bas. Je l'ai fait. Je sais maintenant que l'herbe n'est pas toujours plus verte dans le jardin d'à côté. J'aspire à nouveau à me sentir chez moi, j'en ai un peu assez d'être en mode touriste constamment. Bizarrement, la platitude de la routine et du quotidien me manquent. Bref, j'ai envie de replanter mes racines.

Cet article n'a pas pour but de décourager les personnes qui souhaitent s'expatrier. Mais je lis trop souvent sur internet des choses du genre "Vas-y, tu ne seras pas déçue!". Qui peut garantir ça ? Biensûr qu'il y a un risque d'être déçu, de ne pas aimer et il vaut mieux se préparer à cette éventualité. Même si c'est une expérience qu'on ne regrettera pas, changer de pays n'est pas facile.



Bilan


La Californie, pour les vacances mais pas pour la vie. Respect à tous mes amis étrangers qui vivent en France. Vous êtes des warriors.

86 commentaires:

  1. Wéééééééééééé Mars 2015 !!!! Arf, tu te doutais que cet article allait faire des heureux!!! En plus pour avoir tenté l'expatriation (certes moins lointaine, mais plusieurs fois parce que moi je mets du temps à percuter) on est pas si mal in Elsassland ! Au plaisir de te revoir au pays (enfin, si l'Alsace existe toujours d'ici là, parait qu'on va fusionner d'amour avec les pécores à l'ouest de chez nous, je ne sais pas si cette info a fuité dans ton quotidien de desperate housewife!)

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    1. Ça fuite ça fuite ! On regarde religieusement le replay du 20h de France 2 en mangeant le soir, on se tient au jus ! J'espère vraiment qu'en mars 2015 j'aurai reposé le pied en terre alsacienne, réponse définitive dans un mois, après l'entretien de tous les espoirs du grand. Je te tiens au courant ma couille, t'inquiètes !

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    2. Eh là ! On est sympa, nous, les gens de l'ouest !! ;) Sinon, j'ai connu l'expatriation en Afrique. J'ai adoré car c'était un rêve de gamine mais la vie n'était pas aussi facile qu'annoncée et l'éloignement était parfois difficile à vivre. Et imaginez le choc: se retrouver en Lorraine au retour !

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  2. Tout d'abord, bravo pour la sincérité de cet article !

    Pour ma part j'aime beaucoup la vie à San Diego, même si tout n'est pas rose. J'habite relativement proche du centre ville, j'ai "tout" à proximité, que ce soit la plage, les bars, les centres commerciaux. Mais je sais que si j'avais habité plus loin du centre ville, je n'aurais pas forcément apprécié. Le côté "Desperate Housewives", très peu pour moi ! Je sais que même là où je bossais avant à Mira Mesa, c'était assez isolé. Il n'y a que des grandes avenues, quelques hypermarchés, des food courts. Ce n'est pas du tout convivial... Je connais des gens qui vivent là bas, et je ne sais vraiment pas comment ils font.

    Est-ce que tu serais plus heureuse en vivant dans le centre ville de San Francisco ? Peut-être, mais comme tu le dis, ce n'est pas certain non plus. En tout cas même sans garantie d'épanouissement, ça peut valoir le coup de tester un autre environnement, peut-être plus "urbain", parce-que même un an et demi supplémentaire si l'actuel ne te convient pas, ça peut être long...

    En tout cas, je ne pense pas que tu sois la seule à mal vivre ton expatriation. Il me semble avoir souvent lu que c'était plus compliqué pour les conjoints d'expat que pour les expats eux-même, du fait justement de l'impossibilité de travailler et donc l'insertion plus difficile dans la société qui en découle. Si jamais je retrouve les blogs ou articles, je te donnerai les liens.

    Essaye peut être aussi de rencontrer des Français du coin ! Mine de rien, et je parle d'experience (car moi aussi j'ai vraiment essayé de me faire des amis américains à mon arrivée), on a souvent plus de choses en commun, et ça "colle" plus vite qu'avec les Américains !

    Courage pour la suite, et, que ton ressenti évolue ou pas, tiens nous au courant ! :-)

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    1. Merci pour ce commentaire, ça fait toujours plaisir !

      Ce que tu décris, Mira Mesa, ressemble beaucoup à Santa Clara :) Alors oui, c'est pas très convivial, moche et plutôt vieux. Bref, pas top.

      On a envisagé de déménager quelques mois après mon arrivée, le problème qui se pose est souvent pecuniaire. J'adorerais vivre à San Francisco, mais vu le prix des loyers, c'est de l'ordre de l'infaisable avec le seul salaire de Lionel. San Francisco est la ville la plus chère des Etats-Unis en terme de loyers. Pour nous, ce n'est pas possible.

      Ma disponibilité prend fin debut mars 2015. Je ne vais peut-être pas la renouveller. À voir encore. J'avais appelé ce blog "Deux ans de vacances" à cause de Jules Vernes et aussi parce que 2 ans, c'était la période idéale de durée de notre séjour selon Lionel. Son CV aurait été boosté à bloc. Dans les faits, ce sera peut-être plus un an que deux. Rien n'est encore sur.

      Être le conjoint dans l'expatriation n'est pas toujours facile. Ne pas être considéré comme une personne à part entière par l'administration, difficulté à rencontrer des gens, isolement... c'est une réalité.

      J'ai rencontré quelques françaises dans le coin et d'autres étrangères d'ailleurs via le site Meet Up, j'en parlerai dans un prochain article. J'ai maintenant un peu cercle de connaissances mais les débuts ont été durs.

      Merci pour tes encouragements, et bien sûr, je vais continuer à poster, je ne peux pas tenir ma langue :)

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  3. Bravo à toi pour oser le dire !
    Je comprends tes difficultés. À te lire, on sent qu'une bonne partie du problème vient du fait que tu ne rencontres personne, ou si peu… C'est vrai que la seule raison pour laquelle je m'en sors, de ce côté-là, c'est que j'ai des enfants scolarisés. On voit les parents le matin et à la sortie de l'école, ils organisent parfois des soirées. En dehors, c'est pas évident… Comme tu le disais dans ton message précédent, les rapports sont aussi très superficiels !
    J'ai une amie qui a aussi vécu en expatriation (pas aux US), et elle ne s'est réellement fait des amis que parmi d'autres expatriés, même non français.

    Pour ma part, j'attends mon permis de travail… J'espère que je l'aurai, et que je trouverai un travail, quitte à me reconvertir.

    Sinon, il paraît que pour survivre en expat', si on n'a ni travail ni enfants, un chien est une bonne piste (il faut le promener, ça permet de rencontrer des gens qui en font autant). Une piste à explorer ? ;)

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    1. Ah les enfants, ça aide à sociabiliser les parents c'est sûr :) L'isolement est en effet ce qui m'a pesé le plus au début. J'avais un métier qui me mettait en contact avec des gens en permanence et du jour au lendemain je me suis retrouvée seule chez moi. Pas facile. Petit à petit, j'ai rencontré du monde, presque que des étrangers. Les américains ne sont pas simples à approcher, ou plutôt si, mais il n'y a rien derrière souvent.

      Figure toi que j'y ai pensé au chien ! Celui de mes parents me manque, même s'il est vieux et aigri et qu'il ne tolère la présence de personne. Ça fait une présence choupinette dans la journée. Le problème : la moquette. Chaque fois que je pense à un chiot tout mignon, je visualise immédiatement les nombreux pipis et cacas sur la moquette beige jusqu'à ce qu'il soit propre. Du coup, non merci !

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  4. Les gens ont parfois du mal a accepter que leur ressenti ne soit pas partagé par tout le monde... J'ai vécu ça avec mon article où je raconte pourquoi mon voyage en Inde s'est mal passé. Il a déclenché chez certain une déferlante de haine assez incroyable.

    C'est ton ressenti, c'est dommage qu'il soit celui-là mais c'est comme ça... Il faut juste réussir à se dire que même si tu n'as pas trouvé une vie incroyable là-bas, c'était une expérience à faire pour ne pas avoir de regrets! Et comme c'est ce que tu te dis, c'est parfait!

    Un espérant qu'un éventuel retour se profile vite et dans les meilleure condition possible =)

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    1. J'avais suivi l'affaire de ton billet sur ton voyage en Inde. C'est assez incroyable l'ampleur que ça avait pris. Il était clair dans ton article que tu évoquais ton expérience personnelle. Les gens ont parfois des réactions inattendues et certains supportent très mal qu'on dise des choses négatives sur un endroit qu'ils aiment. Bizarre.

      Effectivement, je n'ai pas de regret et je pense que de ton côté non plus, concernant ton voyage en Inde. Ça n'était pas ce qu'on attendait, voilà tout :)

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  5. A very honest post. First of all, we're all different. So some will feel more strongly "not at home". Nothing to be ashamed of. Second - agree with other posters that living in "suburbia" with no job and no kids is very isolating. Even for Americans!! For an expat it would also make the culture shock much worse. Think your idea to meet up with other expats is a good idea. Hope any separation from Lionel is not too difficult if you return to France earlier than he does. Good luck!

    P.S. you can always vacation in the US :-)

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    1. Thank you ! Indeed, suburban life, the Desperate Housewife style, is isolating. Unfortunatly, it was the most practical solution : we are near Lionel's job (aka the reason why we are here in the first place !), there is no traffic when he drives there in the morning or back at night. And rents are not as expensive as in other parts of the Bay Area. Sadly, it is not the most enjoyable solution.

      We both hope we'll be able to go back to France at the same time. If not, we are quite used to been separated, for it already happened a few times. We do not like it, but we know we can deal with it :).

      I love going on road trips in the US ! There are so many places I want to see ! Such a beautiful country !

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  6. Salut,

    Je comprend tout à fait ton message. Il fait echo à ce que j'ai vécu en suisse (et pourtant c'est plus proche culturellement de la france que les us). J'étais seule chez moi, chomage, sans amis (sauf mon copain et une voisine) eta vec des suisses pas du tout facile à approcher. Je suis restée 4ans et demi en suisse, mais je m'y suis sentie bien qu'à partir de 2 ans je pense. Le temps de reprendre tous mes reperes, d'avoir quelques potes (par l'université de mon copain), et de penser que "chez moi" c'était mon appart en suisse.
    Maintenant, je viens d'atterir en californie (hier) pour 1 an et demi donc on va voir comment cela se passe. En tout cas on est pas loin de santa clara (sunnyvale) donc si tu veux boire un café un jour ya pas de soucis :)
    A+
    Karine

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    1. Ta situation en Suisse et la mienne semble en effet assez similaires. Les débuts dans un nouveau pays sont très durs, on ne le souligne peut-être pas assez.

      Je serai ravie d'aller boire un verre un de ces quatre !

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  7. Je pense que tout expatrié sait que sa situation, en soi, n'est pas facile. Etre loin des gens qu'on aime, devoir faire des efforts pour s'adapter ou s'intégrer... Après, la tendance à "relativiser" et voir le bon côté de l'expérience dépend aussi de l'environnement, des rencontres. Et ça, on ne maîtrise pas toujours. Pour le coup, en tant que +1 d'expat, qui vis en Californie et qui suis déjà passée par la Silicon Valley, je comprends ton point de vue ;) Je ne pense pas forcément que tout ça soit tabou. Enfin en tout cas, c'est important d'en parler. En revanche, les gens qui n'ont jamais vécu cette expérience sont souvent peu capables de comprendre que l'expatriation, c'est pas toujours tout rose, tout doré. Finalement, la vie d'expatrié est une question de compromis. Je profite, je découvre une nouvelle culture, de nouveaux endroits VS. je dois m'intégrer, c'est pas facile, etc. Laisse-toi la chance d'être surprise, de rencontrer peut-être d'autres personnes... qui sait, peut-être que tu repartiras en ayant changé d'avis ? :) Nous, à Santa Cruz, on a mis 10 mois à être vraiment intégrés avec des Américains, c'est long, on pensait que ça ne marcherait jamais, ça a demandé quelques loupés avant, mais en tombant (enfin) sur des personnes avec qui ça "fit", ça peut marcher ! (si, si je te jure !)

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    1. C'est tout à fait ça ! J'avais aussi besoin d'écrire cet article parce que justement mes proches restés en France (que j'adore, plein de bisous les choupis !!) ne saisissent pas forcément... que c'est dur parfois. Puis, la Silicon Valley n'est pas non plus le coin le plus glamour de la Californie :P. Je relativise ma situation : je n'aime pas, mais c'est pas grave. Je sontinue de faire des découvertes, de visiter des coins sympas, de rencontrer des gens. Je ne baisse pas les bras ! Je ne me ferme pas non plus. J'espère repartir avec une opinion changée. 6 mois, c'est long, mais c'est court aussi !

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  8. Je pense que les gens qui s'expatrientque se soit en Californie ou ailleurs, on tendance peut etre a idealiser la vie qu'ils vont avoir, pour eux c'est une nouvelle vie qui commence. Mais se refaire une autre vie (nouvel appart, nouveaux amis, nouvelle routine, ...) c'est pas si facile quelque soit l'endroit, je sais de quoi je parle nous l'avons fait 2 fois deja. L'expatriation, c'est un mode de vie qui n'est pas forcement pour tout le monde, mais comme beaucoup de chose on ne peut pas le savoir tant que l'on a pas essaye. Alors je dirais qu ici dans la Silicone Valley, c'est peut etre encore plus difficile, la vie de banlieue comme tu dis, c est pas genial pour faire des contacts, je suis tout a fait d accord avec ca et je suis la premiere a m en plaindre. Le fait de ne pas travailler n'arrange pas la situation non plus, je ne travaille pas mais j'ai des enfants ce qui m a permis de me lier d amitie avec d'autres parents via l ecole. Sans ca, ca m'aurait ete tres difficile de rencontrer du monde. Il faut te laisser plus de temps et essayer de vivre cette experience d expatries a fond meme s il y a des moments difficiles et des passages a vide. N'hesite pas a m'envoyer un mail si tu veux qu'on aille papoter un des ces 4, je suis a Sunnyvale donc vraiment pas loin.

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    1. Oui, qu'on le veuille ou non, on a tous un peu une image idéalisée des Etats-Unis je crois. Et du coup, elle se brise sur la réalité de ce qu'on découvre. Pas évident. Je pense aussi que l'expatriation n'est pas pour tout le monde. Les premiers mois, j'ai sérieusement douté de ma capacité à m'adapter à mon nouvel environnement. Je me suis découverte beaucoup moins forte que ce que je pensais !

      La Silicon Valley est vraiment un endroit à part j'ai l'impression. Il manque quelque chose. Les enfants permettent souvent à leurs parents de rencontrer du monde, alors quand on en a pas, c'est pas facile :). Je pense aussi que quand on travaille, on réfléchit moins à ce genre de chose, on se laisse porter. Et dans mon cas, moins réfléchir est souvent une bonne chose :D.

      Ce serait sympa de se rencontrer, on devrait faire ça à l'occasion !

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  9. J'ai pensé à toi en écrivant mon post d'aujourd'hui, il peut peut-être t'aider (http://new2santabarbara.blogspot.com/2014/09/est-ce-que-je-vais-bien.html)

    Bon courage,
    Alexandra

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    1. Je viens de le lire. Le journal le matin m'a fait sourire, parce que pour nous, ce qui nous a manqué sans le savoir c'était de dîner en regardant le 20h. Les petites habitudes de rien qui mine de rien changent tout. Maintenant, on regarde le replay de France 2 sur l'ordi, et ça va mieux :D.

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  10. Salut,

    Merci pour cette tranché d'honnêteté. Ne le prend pas mal mais effectivement on sent pas mal d'amerture dans tes écrits et ce dès les premiers billets. Un mal être peut-être profond mais il semble que parfois tu t'arrêtes à la surface des choses (cf mes commentaires sur tes anecdotes racontées au fil des billets).

    Je pense que tu es tombée dans le piège du tableau idyllique du proverbe "l'herbe est plus verte ailleurs". Et c'est très bien que tu partages cette expérience. Avant le départ c'est important d'être certains de ses motivations mais il faut aussi anticiper ce qu'on va perdre, et souvent on sous estime cette partie (faute de temps, pour prendre une décision pour de bon et éviter de trop gamberger...). Un truc qu'on soupçonne pas non plus c'est comment réagissent les gens qui restent au pays. Il y a parfois de la jalousie. Certains comprennent finalement pas le décalage qui n'est pas que sur l'heure et qu'on a pas forcément envie de faire des emails tous les 3 jours pour raconter ce qu'on fait. Une vie peut se partager, un blog c'est parfait pour ça, des coups de fil/Skype mais après voilà, on peut pas passer ses soirées ou c'est week-end à penser à la France. Trop loin. Trop différent.

    Avant de venir, j'ai pas mal voyagé à la fois pour des raisons pro et personnelle (vacances). Les USA ont toujours été une destination boulot donc je savais à quoi m'attendre pour les fréquenter depuis 7 ans. Même avec cette expérience, la vie sur place est une toute autre paire de manche.

    Quand on est pas citoyen d'un pays, on est par défaut juste invité et on vous fait parfois comprendre cela très brutalement. On apprend l'humilité.

    Je pense qu'au final, un français en exil aura plus de difficulté à passer de la culture latine à la culture anglosaxonne qu'autre chose surtout s'il n'est pas habitué des relations internationales. La relation inter-personnelle anglo-saxonne est complètement différente : elle est plus impersonnelle et plus respecteuse à la fois. Certains rares apprécieront (j'en fais parti) et la majorité le prendrons mal.

    Même si vous ne restez pas longtemps, si je peux me permettre un conseil : préparez-vous un minimum au retour. On a tendance à oublier les petits conforts de la vie américaine, ceux qui parfois vous on motivé à venir, et ceux parfois découvert avec bonheur (le sens du service, la ponctualité, les horaires d'ouvertures des magasins...). Mine de rien, on s'habitue :-)

    Certains spécialistes disent clairement que c'est un second choc aussi grand que le voyage aller. Je ne l'ai jamais vécu mais quand je vois le décalage d'attitude entre les peuples des deux pays, ça me surprendrais qu'à moitié.

    Les vécus personnels changent beaucoup la perception des choses. Tout comme madame Ananas ci-dessus, si jamais tu as un coup de blues, habitant San-José, tu peux me bipper sur mon adresse email et on peut se prendre un café/glace/burger/whatever et discuter moquette beige :-)

    A+

    Antoine

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    1. Ni amertume ni superficialité dans mes propos ni mal-être. Tu me lis apparemment au 1er degré, dommage. Ou tu projettes sur mes paroles tes sentiments, je ne sais ps trop.

      Je ne suis tombée dans aucun piège d'aucun tableau idyllique puisque je n'avais aucune attente à propos de ma vie aux US. Je remarque qu'une fois de plus, dès qu'on dit des choses pas positives, on est catalogué aigri. Je me vois mal tenir un blog pour n'y parler que des côtés trop youpi de la vie en Californie. Ce que je n'apprécie pas ici en fait partie et j'ai aussi envie d'en parler.

      J'étais consciente de ce que j'allais perdre en venant ici, j'étais prête spychologiquement. Je n'aime pas ma vie ici, c'est simplement un fait, je ne passe pas mes journées à ruminer, un nuage noir au dessus de la tête. Je sors, je m'amuse, je fais plein de trucs, je ne suis pas du genre nostalgique. Mais je n'aime pas, c'est tout. Comme je n'aime pas les oignons. Pareil. Toujours aussi dur à comprendre pour les autres expats. Je dis ça sans rancoeur, je suis calme.

      Le temps y fera peut-être quelque chose. Ou pas. Mon mari n'aime pas non plus vivre ici. Et nous ne sommes pas naïf au point de croire que le retour sera facile.

      Comme je l'ai dit dans l'article, je ne rejette pas en bloc les US et je ne porte pas la France sur un piédestal. Passer d'une vie active avec un boulot que j'aimais à la vie de femme au foyer dans une banlieue où il ne se passe rien ne me plaît pas. Je ne suis pas certaine que ça fasse rêver grand monde. Peut-être que les actifs ne peuvent pas comprendre. Lis le commentaire de Virginie, elle a compris ce que je voulais dire.

      Je suis peut-être un peu .. hum ... directe en te répondant, mais je suis comme ça. Je n'ai pas écrit cet article dans un moment de déprim', de blues ou quoi que ce soit. J'énnonce un fait et je savais que j'aurais certainement des commentaires dans le genre de ce que tu as posté. Et je ne suis pas du tout d'accord avec ce que tu as écrit. Nous vivons des expériences apparemment différentes. Si je peux comprendre que tu sois épanouis dans la tienne, tu devrais faire un effort pour accepter que ce n'est pas le cas pour moi. Et même après avoir passé une super journée, si tu me demandes si j'aime ma vie ici, je te répondrais, avec un sourir ni froid, ni jaune mais juste sincère : non. Je n'aime pas, il n'y a pas de quoi en faire un drame. Je peux l'accepter et le supporter.

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    2. "Comme je n'aime pas les oignons. Pareil." Perfect. :-)

      Todd

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    3. Je me permets de rebondir.
      Ce n'est pas parce qu'on aime pas notre vie ici, à cet endroit précis qu'on est infichu de vivre à l'étranger.
      On me le dit souvent.
      Je ne suis pas casanière, ni attachée à la France, par contre oui, culturellement, je me fais ch... LA n'est pas une ville d'intellectuels. C'est une ville pour bosseurs et de loisirs superficiels. J'ai beaucoup voyagé et je m'éclate dans des tas de villes... Pas ici. Parce que le climat ne me plait pas (je fais la dépression inverser des suédois, pas assez de pluie et trop de soleil), parce que la ville est d'une laideur dingue, que c'est saturé de bagnoles, que personne ne marche.... Que la culture américaine m'emmerde, leur sens du service m'emm... Oui, il sont gentils et polis. Souriants et agréables. Mais je m'en fous. Je veux des vieilles pierres, des cathédrales, des musées, des transports en commun, mettre des pulls, des vraies librairies, des rues dans lesquelles on puisse marcher, je veux me gaver de châteaux, de musées dignes de ce nom...
      Bref, Hollywood m'emm... Mais j'aime bien WholeFoods ^^

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  11. Concernant le forum dont tu parles, je crois avoir été l'une des rares à dire que tu étais courageuse de dire clairement que la mayonnaise ne montait pas, moi-même ayant encore du mal avec la vie à San Jose. C'est tout juste, si comme toi, on ne m'a pas envoyé bouler parce que je ne trouve pas la ville safe et que je n'accroche pas à 100% la vie américaine. A croire que pour certains, l'intégration doit passer par l'oubli de son sens critique ou un port d'œillère. Je n'ai pas d'enfant non plus, n'en déplaise à certaines communautés d'expats.
    Les proches ne peuvent pas tous comprendre ce par quoi on passe, j'ai l'impression que pour certains, comme on a eu la change de pouvoir prendre nos meubles, qu'une fois reçu on retrouverait notre vie d'avant et ne comprennent pas que les choses soient si différentes. Il y a aussi une part de fantasme dans la vision de ceux qui restent, même s'ils viennent en visite. Si seulement l'expatriation était un simple copié-collé.

    Heureusement que j'ai un chien - qui a fait la traversée France - USA- qui permet déjà de mettre un nez dehors les jours où le moral n'est pas la et de papoter un peu avec d'autres maîtres :) J'ai vu que tu pensais à en prendre un, pourquoi pas l'adoption d'un adulte déjà éduqué ? J'ai adopté un chat en arrivant ici, si besoin je pourrais t'aiguiller.

    Je persiste à dire qu'il y a autant de façon de vivre l'expatriation que d'expatriés, qu'elle se passe bien ou pas, c'est une expérience de vie qui nous aide à grandir.

    Quand tu veux pour partager un café ou un thé :)

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    1. Oui je me souviens de toi ! J'avais d'ailleurs écrit le brouillon de cet article après cette expérience sur ce forum. J'avais été tellement atterrée par tant d'intolérance et de reproches. Incroyable. À croire qu'on n'a pas le droit de dire des trucs négatifs sur les US. Et concernant San José, je suis d'accord avec toi. Je ne m'y promènerais pas seule la nuit ! J'ai comme toi le sentiment que certains expats mettent totallement de côté tous les aspects négatifs et font comme si ils n'existaient pas. Des oeillères et pas de sens critique, exactement.

      J'ai pensé adopter un chien adulte (j'ai même regardé tous les chiens à adopter dans les environs, histoire de me faire du mal :D), mais Lionel n'aime pas trop les chiens (pourtant eux l'adorent !). Affaire à suivre ...

      Tout à fait emballée pour aller boire un verre un de ces quatre !

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    2. Envoie-moi un mail (rubrique contact en haut) quand tu voudras prendre un verre !

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    3. Salut,

      J'ai lu avec attention ton post. J'ai moi-même osé poster un commentaire sur un forum qui se voulait neutre en parlant de trucs sympa et moins sympa ici, et quelle n'a pas été ma surprise - que dire, mon choc! - quand j'ai vu les dizaines de messages limite insultants qui m'ont fait passer pour une horrible personne, amère, n'y connaissait rien car soit disant ça ne faisait pas au moins 5 ans que j'y habitais.
      Autant te dire qu'en plus, lire ces commentaires le jour de son anniversaire, accessoirement, le seul jour de l'année où on se sent particulièrement seul car tout le monde nous manque ça aura fini de m'achever.

      Ce jour là, pour ma santé morale, je ne me suis promis de ne plus jamais me rendre sur ce forum et ai évité le plus possible le contact avec mes compatriotes - les ayant sans le vouloir assimilé à de lâches snobinards qui se cachent derrière leurs écrans, car je doute que le déchaînement de haîne aurait été le même en face à face.

      J'ai beaucoup remarqué en vivant aux US que nombre de français sur-investissaient leur passage chez l'oncle Sam, probablement aussi du fait de leur séjour à durée limité, la plupart des visas étant à durée limité.
      Dans l'expatriation il y a effectivement ce grand tabou de "non cette vie de m'excite pas au plus au point", mais comme on a été bercé à Alerte à Malibu, Beverley Hills et Melrose Place (oui je suis très girly ^^), forcément on est censé adhérer à 100% à tout et finir chacune de nos phrases par "awesome" et "amazing"! Et bien non.

      Être ici m'a aussi permis de comprendre que l'herbe pouvait être aussi verte qu'on le souhaitait, mais surtout si tous les ingrédients nécessaires à notre adaptation sont réunis. Ne s'adapte pas qui veut.

      Au plaisir d'échanger de nouveau avec toi!
      Super blog en tout cas, ça fait du bien de lire ce que beaucoup pensent tout bas.

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    4. Merci pour les compliments et pour ce commentaire. On a les mêmes références culturelles apparemment, ah... les années 80 /90 ... :D

      Il est possible que l'on soit passées sur le même forum. Je ne le fréquente plus maintenant, trop de personnes intolérantes derrière leurs écrans, qui seraient peut-être en effet moins virulantes en face. Heureusement, tous les français ne sont pas comme ça.

      Chacun vit son expérience, il n'y a pas à avoir honte de ce qu'on ressent. Bon courage pour la suite Mélanie !

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  12. Hello !
    Superbe article, bien écrit, précis et tout, j'adore.
    En effet, tel que tu le décris, la vie de banlieue sans boulot n'a rien d'intéressant, et malgré tes efforts ça n'a pas pris (je paraphrase, sorry). Au moins, vous avez profité de la région avec des weekends cools, et t'as écrit un blog chouette !
    Partir à l'étranger, c'est dur, et ce n'est pas qu'une question de tempérament, et de se "préparer psychologiquement", comme tu l'as bien expliqué - et effectivement, c'est très dur à faire comprendre aux proches qui ont l'impression que t'es en vacances (c'est de la faute du titre de ton blog, sur ce coup-là).
    J'ai eu de la chance de réussir à m'adapter à Boston - boulot, amis, activités, mais bon, c'est une grosse ville, et il y a aussi un facteur chance, ou un petit "je ne sais quoi".
    Est-ce que vous pensez éventuellement repartir ailleurs ?
    Bon retour en France, et good luck pour la suite !
    Bises,

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    1. Merci pour tous ces compliments ! Je plaide coupable pour les proches qui pensent que je suis en vacances, je l'ai effectivement bien cherché :P. Mais ça ne me dérange pas qu'ils aient cette image, ce qui me gêne plus c'est les souris en coin et les sourcils levés quand je dis que c'est pas facile tous les jours. Les week end ici ont effectivement été agréables, il y a tellement à voir dans la région et aux US en général.

      Boston a l'air d'une ville très sympa et tous tes articles me donnent envie de visiter la côte Est, je n'y suis jamais allée. Ça aussi c'est un peu frustrant : je suis en vacances mais je ne peux pas partir très loin (quelle idée il a ce mari de bosser ... :) ).

      Je pense que niveau environnement, on n'a pas eu trop de chance. On a cherché un appart ici en ayant les mêmes critères qu'en France, sans connaître la région et sans réaliser que si on lâchait du lest sur certains points, on aurait peut-être pû avoir une qualité de vie supérieure. On aurait dû prendre le temps de visiter plus les villes, mais venant direct de France, on ne s'imaginait pas non plus le décalage. Bref, erreur de débutants !

      La suite des événements est un peu floue : Lionel a un entretien le mois prochain pour faire le point après 1 an de dur labeur. On attend de voir ce qu'il en ressort. Si on reste encore, on déménagera, c'est sûr !

      Merci pour ce commentaire, j'adore ton blog.

      Bises

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  13. J'ai quitté la France, je suis partie au Royaume-Uni. J'avoue que pour moi la vie y est plus facile qu'en France.
    Je re-déménage dans 2 semaines pour m'expat en Allemagne cette fois. Non pas pour voir si l'herbe y est plus verte car je me sens bien avec mes petits gallois, mais parce que j'ai un besoin de découverte qui pousse de nouveau.
    J'avoue que je suis dans la phase est-ce que ca va bien se passer et est-ce que je vais m'y plaire?
    Le côté être expat dans une ville ou en bord de mer... Il est certain que ca doit jouer énormément en fonction de ses envies et son rythme de vie. C'est justement l'un des points de mon questionnement actuel : Est ce que j'ai eu raison...
    Peut être que la Californie n'était pas pour vous, ce que je peux comprendre. Peut être une autre destination par la suite?
    Je suis d'accord avec toi sur le fait que tout le monde ne parle que du positif alors que du négatif il y en a aussi.
    Dans tous les cas je vous souhaite plein de courages!

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    1. Merci pour ces encouragements. Et bon courage à toi pour ton déménagement en Allemagne ! Tu vas atterrir chez mes rigoureux anciens voisins, profite bien des DM :P.

      La Californie n'est peut-être pas pour nous, comme tu dis. Je crois surtout que la situation de femme au foyer n'est pas pour moi.

      Un autre pays ? On attend de voir ce que l'avenir nous réserve !

      Bon préparatifs à toi !

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  14. Bonjour,
    En tant qu’expatriée aux US depuis un peu plus d'un an (Boston), j'ai lu ton post avec intérêt. Je suis d'accord avec toi sur beaucoup de points, et je pense que beaucoup de gens reconnaissent que c'est pas facile. Je peux facilement envisager qu'on se dise que ça n'est pas fait pour soi.
    Dans mon cas l'expatriation était un projet que j'avais avec mon compagnon depuis plusieurs années et ai été ravie de pouvoir le réaliser. J'avais déjà vécu à l’étranger plusieurs fois mais en d'autres circonstances, études ou vacances prolongées, et pensais que ça passerait comme une lettre à la poste, ce qui n'est pas le cas. Je suis heureuse de ma vie ici, j'ai galéré avec les papiers mais ai mon autorisation de travail et un job depuis 4 mois, ce qui m'a grandement soulagée car le fait de ne pas bosser me pesait beaucoup, et m'a aussi boostée car je suis très fière d'avoir réussi toute seule à trouver un job dans une entreprise américaine et à bosser en anglais sans problème. On a une vie sociale très remplie depuis 3-4 mois après notre arrivée (mais on ne connait que des français, i,possible de tisser des liens avec des gens du boulot malgré le fait que la société soit très grande), on s'est vraiment fait de supers amis, et moi travaillant notre situation financière est beaucoup plus confortable qu'au début, les choses ne vont qu'en s’améliorant. Mais comme on dit, rien de ce qui est dit avant le MAIS ne compte... Mais voilà, avoir des amis ici ne remplace pas mes amis laissés en France, les gens me manquent terriblement, ma vie quotidienne en France me manque aussi, et je sais donc fermement que je ne passerai pas plus de 3 ans en expatriation et que je ne retenterai probablement pas l'aventure. Me dire qu'il reste encore 2 ans me parait tout de même long et m'attriste un peu. Alors que dans l'absolu tout va bien ici. Je me trouve donc un peu gourde ou trop gâtée de ressentir ça, mais c'est la vérité... Le ressenti de mon partenaire n'est pas le même, lui il kiffe vraiment notre vie ici, et c'est pour moi qu'on rentrera qu bout de 3 ans.
    J'estime quand même que mon expérience ici est très positive, je ne me dis jamais que je veux rentrer tout de suite, mais quand même, je serai très très contente de rentrer, même si je sais que plein de choses ne seront pas faciles à notre retour en France non plus.

    Bref, tout ça pour dire que rien n'est tout noir ou tout blanc, et que je trouve qu'il est tout à fait compréhensible de ne pas aimer son expérience à l’étranger, on se met dans beaucoup de situations difficiles, pendant très longtemps, et on a bien le droit de le vivre pas très bien tout en sachant que l’expérience est bonne à prendre.
    Désolée pour ce long commentaire (tout à fait cathartique) et merci pour ton article.

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    1. Je comprends ton sentiment "d'enfant gâté", je l'ai ressenti souvent. Comme tu le dis si bien, rien ni personne ne remplace les amis laissés en France ni la vie qu'on pouvait y avoir. Je comprends tout à fait ton ressenti, toutes ces émotions contraires ne sont pas toujours faciles à gérer. Pour ma part, je me dis que j'ai beaucoup de chance de pouvoir faire un break de la vie active, tout le monde n'a pas cette opportunité. Pourtant, travailler me manque.

      Nous ne souhaitons pas rentrer immédiatement, nous avons encore de beaux voyages à faire, des expériences à faire aussi. Mais comme toi, nous serons très contents de rentrer en France quand ça se fera.

      Merci beaucoup pour ton commentaire, je constate qu'on est à peu pret dans le même grand huit émotionnel :), bon courage pour la suite de tes aventures.

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  15. Mon cas est quelque peu différent car je suis expatriée pour mes études seulement (2 ans aux States tout de même) mais je me retrouve pas mal dans cet article. Même si mes études me plaisent et que l'université aux Etats-Unis est juste une expérience incroyable (merci les gros moyens des facs ici !), la vie quotidienne américaine, les américains... je ne m'y ferai jamais.

    Je vois pareil mes camarades de classe super heureux d'être ici et souhaitant rester après la graduation. Je vois aussi tous ces alumni de mon école française qui ont sauté le pas et sont restés au lieu de rentrer en France/aller ailleurs. Et puis il y a moi, au milieu, qui me dit que c'est bien cool comme experience histoire de se faire une idée et s'ouvrir l'esprit pendant 2 ans mais pas plus et qui compte deja les jours jusqu'au retour au pays !

    C'est assez dur à accepter et partager avec d'autres ! Dans mon entourage tout le monde me dit "waaah mais trop de chance, j'aurais adoré faire ça moi aussi !" Le seul point positif que j'en tire c'est : bon, au moins, je sais que ce n'est pas ma tasse de thé et je peux passer à autre chose...

    Courage à toi!
    – Eline

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    1. C'est tout à fait ça ! Et pas toujours facile de ne pouvoir parler à personne de ce ressenti. J'ai rencontré un indien qui m'a dit que la plupart de ses amis européens ne se plaisent pas aux Etats-Unis, nous ne sommes pas seules. L'important est de ne pas avoir de regret, de vivre l'expérience à fonds, de pouvoir tirer du positif de tout ça même si ce n'est pas pour toi ou moi. Les Etats-Unis, ce n'est pas une révélation pour tout le monde. Et il n'y a pas de honte à ça ;)

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  16. Ne surtout pas te donner de conseil. Juste entendre ta propre experience qui resonne en moi. Moi expatriee a NY, en pleine phase (difficile) d'adaptation dans une ville qui me montre aussi ses faces moins glamour et ses habitants laisses sur le carreau, son systeme medical inaccessible, son bruit et son stress... le temps aidera a trouver son propre chemin. Merci pour cet article. Karine

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    1. Haha "Ne surtout pas te donner de conseil" :D, on se comprend ! C'est dur à entendre, mais effectivement, il faut laisser du temps au temps, comme le dit ce proverbe nul. Bon courage pour la suite !

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  17. je me retrouve bien dans ton ressenti.

    Arriver au Quebec la province chérie des Français, vanter dans tous les blogs comme un petit paradis sur terre, aura été la pire expérience pour nous.
    J'avais osé écrire un message sur un forum, alors que je m'attendais à être fusillé, même s'il a suscité beaucoup de commentaires, la plupart n'étaient pas agressifs. http://www.forum.immigrer.com/topic/134331-18-mois-au-quebec-12-mois-a-calgary-une-nouvelle-vie/

    Nous avons changé de province et nous avons trouvé celle qui nous convenaient. Je te souhaite bon courage pour la suite, j'espère que tout s'arangera comme tu le souhaites.

    Nadege

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    1. S'il existait un paradis sur terre, nous y serions tous, et ce serait l'enfer (enfin, d'après Sartre) ! Il me paraît important de partager une expérience pas toute rose ou carrément négative, ne serait-ce que pour démystifier l'idée qu'on se fait de ces pays quand on en est loin. Et puis, ça fait du bien d'en parler.

      Vous avez trouvé un cadre de vie qui vous convient ailleurs, tant mieux !

      Merci pour vos encouragements.

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  18. ouah .. moi aussi en arrivant en Californie, je ne me sentais pas bien .. j'ai réussi à trouver un équilibre au bout de deux ans, j'ai rencontré des gens formidables puis on est parti et si j'avais abordé de la même façon le Kansas, je serais morte de dépression parce que c'était 10 fois plus difficile.. je crois qu'on essaye de trouver ce qu'on peut dans l'expatriation.. on apprend aussi beaucoup sur soi.. ne te force pas.. moi, au kansas, j'ai essayé de trouver le positif de ma situation .. et là, je me sens bien ... mais pas toujours facile ... j'ai plein de gens qui me disent que cela les fait rever .. et ça m'énerve car ils idéalisent tout .. en tout cas bravo pour ta sincérité ..

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    1. est ce que tu connais le groupe maman ? un yahoo group pour t'aider dans la baie ? si non, dis le moi ..

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  19. Merci pour ton commentaire ! Comme tu dis, quand on s'expatrie, on découvre un nouveau pays et on se découvre aussi. On prend ce qu'on peut. Pour ma part, je fonctionne mieux sous la contrainte. J'ai une tendance naturelle à la glande, alors je m'oblige à faire des trucs, sinon je passerai mes journées sur mon canapé ! De ce côté là je me connais bien, je vais grogner un peu au début, puis finalement je serai contente :).

    Je comprends que les commentaires du genre "T'as trop de chance, si j'étais à ta place je serais trop contente" t'énervent. Ils m'énervent aussi.

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  20. Merci pour ton témoignage, je suis également une blogueuse expatriée,non aux States mais au Québec, pour les mêmes raisons que toi nous avons déménagé ( en 5 mois) Mon mari ayant trouvé un job "idéal" au fin fond du Québec. Je dirais que les premiers 8 mois ont été épiques, j'ai fait une fausse couche au bout de deux, nous avions loué un appartement vu de France sur internet en demi sous-sol dans une maison en permanence en travaux... Et mon fils de 4 ans ne pouvait plus aller à l'école vu qu'ici ça commence à 5 ans. Une seule voiture qu'on a eu qu'au bout de 1 mois ( et pour tout dire la ville ou l'on vit à un système de bus encore bien mystérieux à mon sens ( les arrêts de bus ne doivent être connus que par les gens du cru) En tout cas tout ça m'a paru quand même bien compliqué malgré toute la bonne volonté que je voulais mettre dans mon adaptation au Québec. Et puis la cerise sur le sunday fut les papiers administratifs pour pouvoir exercer ma profession, les méandres administratives et les incompréhensions diverses. Tout ça pour dire oui je suis d'accord avec toi l'expatriation n'est pas facile et les periodes de solitudes peuvent être nombreuses au début ( surtout pour celle qui suit son conjoint). Le fait d'avoir écrit mon blog m'a donné un second souffle, puis je me suis mise à faire du sport ( sur dvds à la maison ...) J'ai repris confiance en moi je suis allée faire ce satanée maudit stage de reconnaissance de diplôme pendant 6 mois dans une grande ville ( Montréal, et pis ça m'a bien plu :) ) et j'ai repris le contrôle de ma vie en faisant enfin mes choix ( et non ceux établis par la contrainte de l'expatriation) Et je souffle, j'adore le fait d'être sortie de ma zone de confort pour vaincre ma solitude, j'adore le fait de découvrir une autre culture, mais clairement nous ne sommes pas plus attachés au Québec qu'à un autre pays nous écoutons sporadiquement les nouvelles de ce pays d'adoption mais ils nous semblent vraiment confortable de ne pas prendre parti ( ce n'est pas notre pays après tout ;) En tout cas nous on souhaite venir voir un peu ce qui se passe en Californie, on n'a pas du tout à l'esprit que nous allons vivre dans une série TV , mais on veut apprécier la météo, des fois des petits riens comme ça , vous change la vie ( peut être je dis ça en partie à cause de l'hiver de cette année ( à ce qu'il paraît UN des pires depuis 50 ans ! ) Mais je crois qu'on a pris goût d'aller voir ailleurs même si l'on sait que cela va être difficile, qu'il y aura tout à recommencer et que le plus dur c'est le début. Mais voilà je te souhaite plein de bonheur maintenant et à ton retour, s'occuper dans la journée c'est l'essentiel , je sais qu'établir des routines m'a vraiment aidé au début à ne pas m’effondrer. Mais pour rien au monde je ne regrette tout ce qui s'est passé, je me sens enrichie de cette nouvelle expérience, ça m'a permi de voir de quoi j'étais capable.

    Bonne soirée
    Anne-Sophie
    auteure du blog Les Aventuriers du Fjord
    et d'Une Française et son Beach Body

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    1. Je suis navrée de tous les soucis que tu as eus... tout ça doit être bien dur à surmonter quand on n'a pas sa famille pour nous épauler.

      Avoir un blog aide beaucoup en effet. En premier lieu, ça occupe, ça permet de rencontrer des gens (virtuellement ou dans la vraie vie) et d'avoir du soutien, comme à travers tous ces commentaires !

      Pour le coup, ce n'est pas un mythe ou une idéalisation : il fait toujours beau en Californie ! Cette semaine encore, le soleil cogne et le thermomètre dépasse les 30 degrés. Si c'est du soleil que tu cherches, tu seras servie (sauf sur la cote ou à San Francisco, le climat de cette ville reste un mystère). Bon courage pour cette nouvelle aventure !

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  21. Bonjour Laetitia et merci pour ton article, il tombe à point nommé !

    Cela fera 2 ans (déjà) au mois de décembre que nous avons quitté la région parisienne avec nos deux enfants pour venir s'installer de l'autre côté de la Californie en Caroline du Nord.
    Les premiers temps de cette "relocation" se sont plutôt bien passés, grâce à l'école des enfants nous avons rencontré d'autres français très sympa puis petit à petit j'ai essayé d'élargir mon réseau via les conversation exchanges, meet up &co.
    Je te rejoins tout à fait sur la difficulté de réellement sympathiser avec des américains, nous n'avons pas, me semble-t-il, la même notion du mot amitié, même s'il est vrai que je n'en demande pas tant.
    Je ne reviendrais pas sur tout ce que tu as déjà dit sur l'aspect superficiel des relations ici, je suis tout à fait d'accord avec toi. Les quelques américaines que je côtoie régulièrement sont un peu à part selon moi, elles ont voyagé et/ou étudié le français et me semblent plus ouvertes et intéressées par une autre culture que la majorité. Mais il faut être honnête, c'est pareil en France. Avant de partir je ne cherchais pas forcément à rencontrer de nouvelles personnes !

    Globalement, nous apprécions notre vie ici, surtout la qualité de vie, nous louons une maison (vs petit appart), les enfants peuvent jouer dehors sans souci d'insécurité, les écoles publiques sont très bien, le climat est très agréable...
    Le choix de cette expatriation, même si mon mari n'est pas expat puisque en contrat local (cela a son importance car cela peut jouer dans les relations avec les expat, les "vrais", bref...), nous l'avons fait à deux.
    Ce genre d'opportunité ne se présente pas deux fois dans une vie, les enfants étaient en âge de suivre sans trop de difficultés, nous avons donc sauter le pas, à la surprise générale de notre entourage.
    Evidemment il m'a fallu démissionner de mon poste.
    Mais, parce qu'il a toujours un mais, presque deux ans plus tard, après avoir passé, avec succès, des examens pour prouver ma capacité à travailler aux US, après avoir fait un stage de 6 mois non rémunéré, après avoir postulé à je ne sais combien de jobs... Rien, impossible de trouver un emploi car pas assez d'expérience aux US, à moins que ce ne soit parce que je suis trop française... Je ne sais pas.
    Bref impossible de trouver ma place dans cette nouvelle vie. C'est là que ça se complique. Et ça se complique beaucoup, surtout quand tu n'as jamais demandé à devenir mère au foyer. Je ne baisse pas les bras, je continue mes recherches mais il y a des hauts et des bas. J'envisage tout ce qu'il est possible d'envisager, rentrer en France, changer d'Etat. Mais est-ce que ce sera différent ailleurs ? Rien n'est moins sûr. Evidement la France, ma famille et mes amis me manquent mais la situation économique de la France ne me donne pas du tout envie de rentrer et je sais que le jour où nous rentrerons, si on rentre un jour, ce sera à nouveau une expatriation. Le retour n'est pas facile. Je dis "je" car mon mari est heureux ici, tout se passe bien pour lui, il se plait dans son travail, apprécie qu'on reconnaisse ses compétences et son travail. Nos enfants sont heureux et en plus ils parlent parfaitement l'anglais.
    Moi je me sens juste prise au piège... Et la si précieuse "écoute" dont tu parles, elle est difficile à trouver parce qu'on est effectivement censés vivre un rêve et qu'on n'a pas le droit de se plaindre...
    Désolée, j'ai été un peu longue (et j'ai du couper des passages) mais ton article m'a vraiment touché et après moultes hésitations, je voulais partager mon expérience, que tu saches que tu n'es pas la seule et que ça arrive même sur le côté Est, même avec des enfants, bon on n'a pas de chien mais ça ne changerait rien à l'histoire ;-)
    Je te souhaite de bien profiter de tes "vacances" et merci encore.

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    1. Tu illustres très bien le fait que même si on choisit de partir, on peut se retrouver dans une situation qui ne nous convient pas. Alors certes, tu as choisi de venir t'installer au US, mais tu devrais aussi avoir le droit de dire que ta vie actuelle ne te convient pas.

      Je comprends les doutes que tu as concernant le fait de changer d'Etat. Ça implique beaucoup de choses pour ta famille pour un résultat incertain, une décision pas facile à prendre. Nous avons aussi envisagé un moment de quitter la Californie pour un autre Etat, mais demander à Lionel de quitter son boulot qu'il kiff pour être, dans le pire des cas, malheureux tous les 2 dans un nouvel endroit. On a renoncé.

      Merci d'avoir partagé ton histoire, j'espère que cet article t'a aidé, en tout cas moi, tous ces commentaires m'aident beaucoup ! Si tu veux t'épancher un peu plus, tu peux toujours m'envoyer un mail, I'm a good listener comme on dit ici :) Je répondrai avec plaisir.

      Bon courage pour la suite !

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  22. Hello!
    Merci à Mathilde qui a partagé ton article sur les réseaux sociaux et grâce à qui j'arrive donc sur ton blog.
    En lisant les commentaires, je viens de réaliser que j'avais vu tes posts sur le forum, et avais même répondu à l'un d'entre eux... j'ai eu un doute et me suis demandée si je faisais partie de ces gens qui avaient mal reçu ton message.. moi je crois pouvoir dire que ce n'est pas le cas :-)

    J'admire ton courage et ta sincérité. Mon expatriation me rend très heureuse et je fais partie de ceux qui ne se voient pas rentrer... en tout cas pas pour le moment, mais la vie m'a appris à ne jamais dire jamais. Je me plais beaucoup ici, me sens comme un poisson dans l'eau. Pour autant je comprend et respecte totalement le fait que d'autres personnes puissent avoir une différence très différente de la mienne, et je suis ravie que tu ai mis des mots sur ton ressenti. Je trouve cela très enrichissant.

    Effectivement il y aura toujours des donneurs de leçons et des biens-pensants pour te dire ce que tu devrais penser et ressentir... Or on sait tous que ça ne fonctionne pas ainsi et ton ressenti est tout aussi légitime qu'un autre...
    Pour finir, je te souhaite de tirer le maximum de cette expérience, autant que faire se peut, d'en ressortir grandie et surtout de retrouver un meilleur équilibre là où les vents te/vous porteront!

    Take care!!

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    1. Je me souviens très bien de toi et pour être honnête, ta réponse sur le forum m'avait agacée.

      Je suis ravie pour toi que ton expatriation te plaise. Portland fait d'ailleurs partie des villes que j'aimerais visiter.

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    2. Ah... dommage que tu l'ai mal pris, elle se voulait motivante et bienveillante!

      Pour ce qui est de Portland, c'est une ville qui nous plaît beaucoup. Je te souhaite d'avoir l'opportunité de la visiter un jour.

      Bon courage pour la suite!

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  23. hello je comprends tout à fait ce que tu écris, j'ai vécu une situation presque similaire à la Réunion, presque parce que la réunion c'est toujours la France ça change sans doute beaucoup de choses. Mon mari avait eu une proposition de job là bas, très intéressante, il en avait toujours rêvé, on est parti, avec bagages et enfants. j'y suis allée un peu à contre coeur , je suis très famille, très casanière. les débuts ont été difficiles. je n'aimais rien, même les plages ne trouvaient pas grâce à mes yeux, et les expat locaux me sortaient par les trous de nez. je détestais par dessus tout leur façon de dire "je suis là depuis 7mois, 2 ans, 10 ans.... wahooo limite c'était leur médaille, le concours du plus vieux zoreil. et quand j'avais le malheur de dire que moi ça me le faisait bof cette île, j'étais au choix une aigrie de la vie ou une pauvre débile incapable de voir toutes les beautés qui m'entouraient .
    Et puis je suis rentrée en métropole à Noël. ah le froid! le fromage! la famille! les amis! la bretagne si jolie... Bizarrement c'est au retour,dans l'avion qui nous ramenait vers la réunion, que pour la première fois je me suis dit " on rentre à la maison" et le dimanche suivant j'ai eu LE déclic, je sais exactement où, c'était presque une sensation physique, sur la route du littoral, en allant au lagon, dans la voiture, je regardais la montagne et j'ai littéralement lâché prise, pour la première fois depuis 6 mois j'étais bien. Je sais que le blocage venait de moi, une sorte de culpabilité de faire subir cet éloignement à mes parents ( à plus de 40 ans c'est con con mais c'est comme ça)
    Aujourd'hui je suis de nouveau en métropole et je ne rêve que d'une chose: repartir à la Réunion.
    Je n'insinue pas que ton parcours est semblable au mien, c'est mon histoire avec mon vécu, mais je comprends très bien le rejet que tu peux constater quand tu oses dire que ton expat ne se passe pas aussi bien que tu l'avais imaginée. Il y a comme une omerta sur ce sujet. une expat est forcément quelque chose de magnifique, il est interdit de se plaindre.
    bravo d'avoir écrit ce billet, c'est important que les " partants" sachent que ce n'est pas toujours aussi évident que ça, que quelques fois la "magie" de l'expatriation n'opère pas de suite, voire... pas du tout.
    Bon courage

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    1. Merci pour ton commentaire, ton histoire est très intéressante. J'ai aussi rencontré quelques expats de longue date qui affichent clairement leur temps passé ici et prétendent m'expliquer comment ça marche ici. Pas avec moi, merci :).

      Bon courage pour la suite !

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  24. Je comprend ce que tu as vécu car je lai ressenti... à Lille ! Pas forcément besoin d'aller loin pour souffrir de difficultés à s'intégrer, à s'habituer à un mode de vie et une culture (je viens de Montpellier), et tout simplement, pour se plaire dans un endroit... Pareil pour Lille, tout le monde dit que c'est une ville géniale, et je lui reconnait des atouts, mais les 1 an et demi que j'y ai passés pour mes études ne m'ont pas permis de m'y épanouir. Je pense que ces difficultés accompagnent toute installation dans un nouveau lieu, et qu'elles sont renforcées par l'importance des différences culturelles mais aussi par la situation personnelle (chômage ou non, difficultés passagères diverses... etc)
    Justement après avoir réussi une intégration à l'étranger je pensais que Lille serait de la tarte, et finalement je suis de nouveau à Rome et je m'y sens bien plus chez moi que dans le nord de la france...

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    1. Tient, c'est marrant que tu te sois mieux faite à Rome qu'à Lille ! Comme quoi, le choc culturel n'est pas toujours là où on l'attend...

      Bonne continuation !

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  25. Bonjour!
    D'abord je suis très contente que ton article passe par plein de recoins de l'internet parce que comme ça je suis (enfin) tombée dessus et je découvre avec un grand plaisir ton blog.
    Evidemment, je te comprends et évidemment quand ça veut pas ça veut pas!
    Avant d'arriver à NYC, on a aterri 2 ans à Madrid, c'était la première fois qu'on partait et clairement pour moi ça l'a pas fait. Je n'ai rien aimé dans ces deux années là. le projet était d'essayer de venir à NYC à un moment donné, on a failli lâcher l'affaire et rentrer en France tellement j'étais malheureuse. Et évidemment, combien de gens (la majorité) me disait "mais ouaw l'espagne, les tapas, la fiesta, c'est génial ouahou ouahou quelle chance, le ciel bleu et compagnie". Moi j'aime les tapas 1 fois par an, le ciel bleu ça me soule et à l'époque mon gamin avait 2 ans et dem alors la fiesta bof... Je n'avais évidemment pas mesuré ce que c'était de ne plus vivre avec sa bande de potes (je n'avais d'ailleurs pas réalisé à quel point je vivais en bande).
    On est finalement parti à NYC. Et ça va plutôt bien (je dis plutôt parce que moi aussi je suis en H1 et ça c'est bien la loose quand même). Donc tout ça pour dire... pas grand chose finalement... que t'as le droit de trouver que la californie ça craint (les palmiers c'est surfait de toutes manières non?) que si ça le fait pas ben ça le fait pas mais que c'est vrai (mode donneuse de leçon relou activée, désolée) qu'il faut du temps pour trouver des sensations de familiarité avec les lieux et surtout avec les gens. Moi j'ai mis 2 ans et pour être franche je tâtonne encore! (Et rien à voir mais moi je kiffe leur électroménager vieillot!)
    Allez courage!!!! Haut les coeurs!!!
    L

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    1. Merci pour ton commentaire et tes encouragements !

      Des fois, on a beau essayer aussi fort qu'on veut, pour une raison un peu mystérieuse, ça marche pas. C'est le jeu ma pauvre Lucette ! Tu as du du courage de partir à New York alors que l'Espagne c'était pas le rêve, chapeau !

      Moi, je préfère le froid, alors les palmiers, le ciel bleu (j'avoue, bien pratique pour les photos) et la chaleur, j'en ai assez eu (le mercure dépasse encore les 30 degrés toute cette semaine). Néanmoins, je garde le moral, surtout après tous ces commentaires trop choupis. Merci !

      Au fait, j'aime bien ton blog, j'y passe régulièrement.

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  26. Bonjour,

    Merci pour ce petit vent frais sur la Toile... Pas la peine d'épiloguer, je suis parfaitement d'accord avec toi sur toute la ligne. Tu veux un blog « négatif » (moi je dirais « objectif ») ? Voici le mien (même si j'ai arrêté de parler du Québec depuis quelques mois, après plus de cinq ans) : http://mal.blogs-de-voyage.fr/2012/05/09/le-cul-entre-deux-chaises/ (je t'ai mis ce je pense être mon meilleur article ; tu t'y reconnaîtras sûrement).
    Bonne chance pour la suite.

    Thierry

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    1. « je t'ai mis ce QUE je pense (...) » - Tu peux modifier. ;)

      Thierry

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    2. Merci pour ton commentaire, mais non, je ne veux pas de blog négatif. Je veux rester sincère sur mon blog, voilà tout.

      Bizarrement, je ne me reconnais pas du tout dans ton article, peut-être parce que ce n'est pas le même pays.

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  27. Bonjour,
    Tout d'abord bravo pour ce blog très sympa, bien écrit et bien réalisé.
    Futur expat aux USA (c'est prévu pour 2016) je le lis depuis plusieurs semaines et je dois dire que ce dernier message, loin de me faire peur, m'a plutôt conforté dans ma décision.
    Sans entrer trop dans les détails, ce qui te gêne le plus aux USA me plaît, alors que ce que tu as l'air de regretter à propos de la France, c'est ce qui me donne envie de partir.
    Peut-être que je serai, moi aussi, déçu, et que j'aurai envie de rentrer (ou de repartir ailleurs) mais je suis plus que jamais décidé à tenter l'expérience.
    Je comprends ton choix et j'admire ta lucidité. l'expat, ce n'est pas fait pour tout le monde, les USA non plus, tu n'en seras que plus heureuse de rentrer chez toi sans regrets.

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    1. Merci pour les compliments et bon préparatifs de départ !

      Je suis ravie de ne pas t'avoir effrayé, l'expatriation est une super aventure que je ne regrette pas une seconde. Ça apporte beaucoup, ça vaut le coup. La découverte d'un nouvel environnement, d'une nouvelle culture, d'un nouveau mode de vie s'accompagnera surement de déceptions, petites ou grandes mais aussi d'agréables suprises. Mon sentiment quant à la vie ici est très lié à ma situation particulière de femme au foyer vivant dans une banlieue, qui ne sera peut-être pas la tienne et qui n'est pas celle de tous les expats.

      Bon courage pour la suite !

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  28. J'ai habite 4.5ans a SF. Et j'ai aime. Mais je compredns tres bien que ce genre de vie d'expat ne plaise pas du tout. Sui je n'avais pas travaille, si je n'avais pas habite dans Sf mais en balieu je crois que je serais comme toi. Il y a toujours des cotes positifs partout, mais parfois ce n'est pas ce que l'on attend. J'aime bien ta philosophie de le prendre comme des vacances.

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    1. Ahhh.. San Francisco... si seulement ce n'était pas aussi cher ;)

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  29. Bonjour,
    Enfin quelqu'un qui pense la même chose que moi! Merci! Je me sens moins seule tout à coup.
    Nous sommes au Mexique depuis 6 mois, plus de travail pour moi et une vie qui ne ma plaît pas. Tout comme toi les expat d'ici me disent qu'il y a la fameuse période d'adaptation, qu'il faut attendre, sortir, visiter ce beau pays. Oui, oui et mille fois oui. Sauf que je n'aime pas ma vie ici, le quotidien n'est pas noir mais dans mon fort intérieur je ne me retrouve pas dans ce pays. Et dans notre cas nous n'avons pas quitté une vie qui ne nous plaisait pas en France (50m2 à Paris, les bouchons, le métro...).
    Notre vie telle qu'elle était avant n'était pas parfaite, je ne vis pas dans la forêt enchantée comme dirait l'autre (!), mais elle nous convenait. Je comprends parfaitement que celles et ceux qui n'étaient pas satisfaits de leur quotidien apprécient leur nouvelle vie (un grand appartement, une maison, du temps libre, des activités...). Je passe soit pour une capricieuse, soit .... pour une capricieuse, petite princesse au petit pois.
    Et bien non, j'ai tout de même le droit de dire que non, Mexico je n'aime pas! Pour plein de raisons (et il y en a crois moi).
    Sauf que tu n'as presque pas le droit de le dire, sauf à te faire cataloguer (un peu) et à ce que l'on te juge (un peu quand même). C'est vrai que la vie d'expat est dorée, mais ce n'est pas la "vraie" vie, gardons le à l'esprit.
    Ici je n'ai pas d'ami(e)s, ma seule amie est partie trop vite vers une autre destination.
    J'essaye de sortir, de participer aux activités proposées par la communauté française sur place mais ce n'est pas cela.
    Peut-être que si l'on rencontre effectivement des personnes avec qui le courant passe tout de suite, c'est plus facile. Il y a plein de personnes très sympathiques et très accueillantes. Cependant au quotidien je compte les jours avant le départ.
    Les seuls points positifs que je vois sont l'apprentissage d'une nouvelle langue et d'une nouvelle culture (pour toute la famille d'ailleurs) mais je serais contente de partir d'ici.
    Steph

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    1. Je comprends tout à fait ton sentiment et effectivement j'ai aussi ressenti cette "interdiction de se plaindre". Ça fait du bien d'en parler, même si c'est juste sur un blog, on se rend compte qu'on n'est pas seule dans cette situation et qu'on n'est pas capricieuse ;)

      Bon courage pour la suite !

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    2. Ha, le fameux interdit, se plaindre.ha bah non on a choisit et d'autres en rêverait...donc chut.
      Moi c'est tahiti, le bas de l'île donc à plus d'une heure de la "ville" , Parce que ville est un grand mot.
      Il y. A la plage, les cocotiers, le surf, le bateau, les baleines mais je m'y sens mal ( non ne me frapper pas, svp) ...je l'ai dit et sur un blog publique je pense qu'on va me brûler sur le bûcher. Bref, cet interdit d'être malheureux sur une île paradisiaque ou perso je m' ennui fortement Parce que après un an de baignade pfffffffffffff... Voilà quoi...il me reste 3 ans peut être que ca va se décoincer , Parce que ici tous les expats sont heureux et ne comprennent pas qu'on ne puisse pas aimer donc chuttt...

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    3. Oui, sous prétexte qu'on a choisi, on doit aimer. Forcément. Mais il n'y a pas de lien de cause à effet. Je pensais aussi me faire crucifier avec ce post et en fait pas du tout. Plein de messages gentils, de gens qui partagent leur histoire. Ça fait chaud au coeur, ça aide vraiment. J'espère que ça t'a fait du bien aussi.

      Courage pour la suite !

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  30. Tiens tu vas rire car avant de débarquer ici, je voulais vivre à San Diego, pas trop loin du Mexique en avion. Mon mari serait resté une partie de la semaine ici et nous aurait rejoint pour le we. Mais en réalité ce système était impossible à tenir. Entre deux maux... Et si tu veux encore rire je vais t'envoyer le lien d'un site sur lequel j'écris des articles sur la vie locale ici, trèèèèès différente de la France même si nous sommes des latins (cf un post plus haut). J'essaye de mettre de l'humour dans tous les tracas et désagréments du quotidien (la liste est longue). Je pense bien à toi de l'autre côté de la frontière.
    Steph

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  31. Bon courage à vous ...

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  32. Effectivement, il n'est pas toujours bien vu de dire que l'on vit mal son expatriation. J'entame ma 3eme annee en Chine et la mayonnaise ne prend toujours pas... J'ai arrete de dire que ce n'etait pas ma tasse de the ici parce que j'etais clairement percue comme quelqu'un de difficile ici, et enfant gatee ailleurs ("de quoi se plaint elle avec son chauffeur?" etc...). Je crois que la reussite d'une expatriation, en marge de l'endroit ou tu atteris, depend vraiment de ou tu te trouves dans ta vie, d'ou tu viens. Notre premier sejour en Chine reste mon meilleur souvenir. J'ai vecu dans d'autres pays d'Asie et ai toujours ete contente (meme si il y a toujours une periode d'adaptation bien sur). La, nous etions "installes" depuis 12 ans dans la meme region et j'avais une vie parfaite. Cette nouvelle expatriation est venu chambouler tout cet equilibre et je trouve ca tres dur. Je vois des gens, mais me sens malgre tout tres seule. Mon travail me manque. J'essaye pourtant, je fais beaucoup d'efforts mais ce n'est toujours pas ca. Je prends mon mal en patience et essaye de positiver du mieux que je peux.
    Pour ce qui est des Etats-Unis, apres de nombreuses annees dans plusieurs pays d'Asie, nous nous sommes installes dans le Michigan. J'ai mis 1 an et demi a vraiment me sentir chez moi, a m'y faire, l'Asie me manquait beaucoup. Nous habitons une residence tres sympa et je me suis fait de vraies amis. C'est une region ideale pour elever une famille / les enfants, c'est une tres belle region. Il est clair que le fait d'avoir des enfants aide a rencontrer du monde. J'avais du mal avec le fait d'etre tout le temps dans ma voiture et maintenant conduire me manque (interdiction de conduire pour nous ici). Si il vous etait possible d'avoir une voiture pour toi, cela faciliterait les choses. Je ne crois pas qu'il y ait de solution miracle. Je voulais juste te dire que je sais de quoi tu parles, et que, d'autre part, tout espoir n'est pas perdu quant aux US. J'espere juste que tu n'en garderas pas un trop mauvais souvenir. Toutefois, je dis ca, mais, autant je veux retourner dans le Michigan (c'est notre maison maintenant et nous avons meme pris la nationalite), autant je ne me vois pas vivre en Californie. Je n'y suis jamais allee, mais cela ne me tente pas. La aussi, quand je dis ca, on me regarde comme si j'etais folle "parce que c'est supeeer la Californie". Tout comme, "c'est tellement extraordinaire Shanghai". Question de gout, on n'aime ou on n'aime pas... Bon courage pour le reste de votre sejour.

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  33. Je vis à Los Angeles.
    Je déteste.
    C'est une immigration plus qu'une expatriation, nous ne sommes pas venus envoyés par une boite, nous n'avons pas eu d'aides, nous avons été appelés pour un travail et nous sommes venus.
    Ca fait 4 ans et je déteste cette ville. Je m'ennuie, je me sens vide et inutile. Moi qui aime l'Histoire, l'architecture, la pluie, les musées.... Je déprime dans cette ville moche, trop grande, pleine de vide, de rien, je regarde le ciel bleu en permanence et j'attends un automne qui n'arrivera pas.
    Nous n'avons pas de dates de fin prévue, je serai peut-être encore là dans 10 ans, parfois, ça me donne le vertige d'imaginer ça, de me dire que mon avenir est une longue suite sans fin de boulevards sans âme, de palmiers sur fond de ciel bleu.
    Je n'aime pas cette ville, je ne me sens pas en accord avec ce pays, ni avec cette culture. Je n'ai rien à leur dire, comme ils n'ont rien à me dire.
    Alors je me réfugie chez moi, dans l'écriture, sur internet, dans les livres... Une vie par procuration.
    Mais effectivement, je ne peux pas le dire, ça ne se fait pas. J'ai une jolie maison, des enfants en bonne santé, un mari qui gagne de l'argent. Le rêve hollywoodien...

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    1. Comme toi, j'ai cette impression de vide dans la Silicon Valley, d'endroit plein de rien, sans âme. Je comprends ton sentiment.

      Courage ...

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    2. Moi aussi comme je le dis au dessus, je me sens si seule en Chine, et me sens aussi si inutile. J'essaye tres fort, mais pas evident. En parallele de ce sentiment de solitude, je me dis que je suis en train de passer a cote de quelque chose, que je risque de n'avoir que des regrets quand nous quitterons le pays... Pas facile au quotidien, j'essaye de m'occuper du mieux que je peux. Aussi tres frustrant de ne pas "pouvoir" dire que cela ne me plait pas pour les raisons que je mentionne au dessus. Moi aussi je vis je vis le reve de l'expatriation... Bon courage...

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  34. J'ai également vécu près de la baie de San Francisco pendant un an. Même si je n'étais pas réellement expatriée mais aupair dans une famille américaine. Cependant cette année aussi riche fut-elle m'a montré que les USA en vacances oui pour la vie non (en particulier la Californie) et ceci pour différentes raisons : climat trop chaud pour moi (je suis plutôt pays nordique), certains aspects culturels comme le côté très "friendly" mais un peu superficiel je trouve... J'ai beaucoup aimé la découverte de cette culture, les petits voyages que j'ai fais... Mais le quotidien beaucoup moins surtout que j'étais dans une petite ville façon desperate houswifes avec pas beaucoup de chose à faire si on n'a pas d'enfants, peut-être qu'une ville plus importante m'aurait mieux convenu, je ne sais pas. Mais grâce à cette année, j'ai pris goût à la vie à l'étranger et souhaiterais quitter la France.
    Je crois que les gens (que se soit les autres expats ou ceux rester en France) ont parfois du mal à concevoir qu'on puisse ne pas totalement épanoui en expatriation surtout dans certains pays ou états comme la Californie qui véhiculent une image positive et sympa...Bonne continuation...

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  35. Wow je me reconnais vraiment! Mon mari a été muté à Montréal il y a un peu plus d'un an et nous avons quitté la région parisienne avec nos deux enfants. L'hiver a été très difficile et comme j'avais un nouveau-né, je ne pouvais pas travailler! J'ai vraiment déprimé et parler à mes amies restées en France ne faisait qu'empirer mon mal être car je voulais rentrer... finalement je suis partie passer l'hiver au Brésil avec les enfants (voir ma famille) et à mon retour j'ai mis le bébé à la crèche pour travailler. Et depuis ça va bcp mieux, même si je compte toujours les mois pour notre retour en France. .. et là la boite de mon mari veut nous envoyer en autriche et franchement, je ne sais pas si j'aurai le courage de revivre tout ça à nouveau. Tu ne peux pas changer ton visa pour un permis de travail? Si tu pouvais pouvais travailler ça serait plus facile à vivre, et un 2eme salaire, ça met toujours du beurre dans les épinards! Courage , le temps passe vite :-)
    Renata

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  36. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  37. Je découvre ton article via celui de Fafa expat et c'est cool de vous lire à un moment où je rencontre des difficultés similaires ! J'ai aussi déménagé dans une ville que je n'apprécie pas et où je suis très isolée...Pas facile...
    Pour ma part, j'avais adoré la Californie. C'est vrai que j'étais probablement dans de meilleures conditions que toi : quartier dynamique où on pouvait tout faire à pied, proche de la montagne et de la mer, dans une métropole dynamique. On m'avait dit que LA était moche et inintéressante et au contraire, j'ai fait la découverte d'une ville magnifique avec une réelle histoire (différente de la France, mais tout aussi présente). Bref, un vrai coup de coeur. Et en plus de cela, j'appartenais à un spouse club. Pas vraiment le rêve au début (je voulais surtout bosser), mais finalement, c'était super de rencontrer des gens vivant les mêmes difficultés que moi et venant de tous les horizons. Bref, tout ça pour dire que j'ai sûrement vécu une expérience beaucoup moins dure que toi, mais que j'ai quand même eu des moments où j'en avais marre. Marre d'être loin de chez moi, marre de ne pas avoir mes amis (des tas de copains, c'est cool, mais ça ne remplace pas les amis). Et surtout marre de ne pas bosser et de me sentir complètement inutile. Et finalement, tout est rentré dans l'ordre. Evidemment, le boulot me manque toujours, surtout le manque de dynamique, mais je me suis fait des amis et alors que j'étais toujours rentrée en France avec le sentiment de rentrer à la maison, un jour, j'étais en France et j'ai eu hâte de rentrer "chez moi" en Californie. Comme quoi, on peut avoir un déclic au bout de plusieurs mois (pour moi 1 an), mais je pense qu'il faut quand même à la base aimer un peu sa vie à l'étranger. (Parce que même dans les mauvais moments, regarder le soleil et les colibris se chamailler sur mon balcon me remplissait de joie).
    Après, peut-être que tu ne t'y feras jamais, mais au moins, tu auras tenté l'expérience et tu rentreras en France en profitant encore plus. Je trouve ça déjà génial que tu fasses du bénévolat, parce que ce n'est pas si évident que ça (je suis incapable de me lancer toute seule dans une activité !) et que tu ne restes pas dans ton coin (ce que je suis toujours tentée de faire, quand ça ne va pas). Après, pour les futurs expats, je resterai quand même enthousiaste. Oui, ça peut être dur et la réussite d'une expatriation joue beaucoup sur le hasard (des rencontres, du lieu, etc...), mais les bons comme les mauvais côtés nous forcent à nous remettre en question continuellement et je crois que c'est vraiment une expérience enrichissante.
    En tout cas, merci pour ta franchise, ce n'est pas toujours évident de parler de ces sujets, mais ça fait du bien de voir que d'autres partagent les mêmes moments difficiles. Et puis si tu trouves des solutions pour remédier à la solitude ou pour bosser, je suis preneuse !! :-D

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  38. Je vie la même chose je suis au pays bas depuis juin par amour premier mois ok et maintenant je deprime pas de motivation je vis pas je subis ma vie mon copain est triste et ne sais pas quoi faire pour que je sois bien g envie de rien de voir personne pourtant j etais trop heureuse de venir vivre ici j ai peut etre trop rever ma vie ici ...comment avez vous retrouver le gout d avancer ?

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  39. Bonjour, merci beaucoup pour votre article tellement sincère. Il est vrai que lorsqu'on cherche sur internet, on trouve plutôt de nombreux témoignages d'expatriés qui décrivent cela comme un rêve éveillé. Mon conjoint et moi avons vécu la chose tout à fait différemment de ces descriptions idylliques et nous aussi, on s'est interrogés sur nos capacités d'intégration. Nous nous sommes réellement sentis déracinés, pour ne pas dire apatride. Nous n'étions plus réellement français, et on n'arrivait pas à se faire à notre nouvelle vie. C'est pour cela d'ailleurs que mon conjoint a développé un réseau social dédié aux expatriés. Le site, entièrement gratuit, permet de retrouver des personnes de sa région ou son pays d'origine, d'organiser des sorties entre expatriés de la même communauté directement sur le site, et proposera prochainement une rubrique d'entraide et d'autres service afin que chacun puisse s'épanouir dans sa vie d'expatriés. N'hesitez pas à nous rejoindre sur http://www.wecomfrom.com et venir partager votre expérience ou vos anecdotes d'expat ;) vous verrez, nous sommes loin d'être les seuls à ressentir cela ;) ! Merci encore pour votre article, et surtout bonne continuation à vous

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  40. Un petit mot pour vous dire à vous tous pour qui l'expatriation est difficile : bravo pour essayer, bravo pour votre courage et oui l'expatriation n'est pas ni un idéal. Le plus important dans cette expérience est le voyage que l'on fait en soi pour mieux se comprendre et s'accepter, et c'est ce qu'on oublie le plus souvent. Il ne s'agit pas uniquement de s'adapter à un environnement extérieur mais aussi comprendre ce que cela éveille en soi et qu'est-ce qui est le mieux pour soi. Et nous sommes tous différents ! Je travaille comme psychologue-coach depuis la Silicon Valley justement, exclusivement avec des francophones vivant partout dans le monde. Certaines personnes souffrent de l'éloignement avec leur famille, d'autres se sentent perdue ou trop isolée, d'autres ressentent un impact difficile pour leur couple ou leur mariage, d'autres enfin veulent faire le point. Il n'y a aucune honte à être accompagné et soutenu dans la recherche de ce qui peut permettre que l'expatriation se passe le mieux possible pour soi. Chaque solution est unique. Le mieux est de ne pas rester seul dans la souffrance mais de trouver une opportunité aussi minime soit-elle pour vivre au mieux cette expérience.

    Vous pourrez bientôt trouver mon livre sur l'impact psychologique de l'expatriation aux éditions Eyrolles "Réussir sa vie d'expat" (publication octobre 2015)

    Magdalena Zilveti Chaland

    Vous pouvez suivre mon blog : www.intelligence-nomade.com
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  41. On parle d'expatriation, de voyage... et si on parlait plutôt d'immigration ? Partir ailleurs quand on y va avec une cuillère presque en or dans la bouche ça rend l'atterrissage très difficile non ? Non, le pactole financier que l'expatriation (qui tend à disparaître), ne suffit pas à combler les manques affectifs et sociaux, ce n'est pas nouveau. Là ou l'on va personne ne nous attends, on y va chacun pour des raisons différentes mais rarement pour fuir une guerre ou la misère. On ne va pas dans un pays on va avec un peuple dont on doit digérer les coutumes, l'alimentation, les rythmes, y est-on prêt quand on vient d'un pays que l'on ne fuit pas ?

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    1. commençons par corriger plusieurs erreurs : nous n'avions pas de petite cuillère de quelque métal que ce soit en bouche, nous ne sommes certes pas dans la pauvreté mais nous ne roulons pas sur l'or non plus, croire que seuls les riches partent vivre ailleurs est un cliché qui vient probablement de la frustation de ceux qui n'ont pas cherché à avoir l'opportunité de vivre ailleurs et autre chose. Ensuite, il n'y a pas eu de pactole financier, parce que nous n'étions pas de vrais expatriés. Lionel avait un contrat local, autrement dit, ce n'était pas une boite française qui l'envoyait dans leur filiale à l'étranger avec tout ce que ça comporte comme avantage pécunier (encore que là aussi, je me demande si ce n'était pas un fantasme infondé), il avait un contrat signé directement avec la boite américaine et le seul avantage que nous avons eu était que notre déménagement était pris en charge. Pour ce qui est de salaire, vu le coût de la vie, nous étions dans la moyenne, pour le cout, on allait vraiment " avec un peuple" comme vous dites, même si je ne vois pas vraiment ce que ça veut dire. donc en résumé selon vous, puisque je ne fuis pas la guerre, je n'ai pas le droit de parler des difficultés rencontrées lorsqu'on part vivre dans un pays étranger ? comme le dit l'adage : everybody you see fights a battle you know nothing about. certaines batailles sont sans aucune doute plus atroces que d'autres. but still

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  42. Obtenez votre permis de conduire, votre passeport, votre pièce d'identité, votre certificat de nationalité grâce à nos services avec remise en main propre du document souhaité.
    .
    Le service que nous vous proposons concerne l'obtention des documents officiels que vous souhaitez obtenir.

    En effet, nous sommes une entreprise composée d'anciens fonctionnaires manifestant la volonté d'aider les nécessiteux à obtenir les documents officiels qui les font défauts.
    Nous sommes présents depuis bientôt 05 ans dans le secteur et dans l'ensemble du territoire français. Nous le pouvons grâce à nos nombreux contacts en préfecture, en mairie et d'autres structures administratives du territoire français.

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    Vous pouvez nous contacter par email à l'adresse pierreabain1@hotmail.com ou par whatsApp 07 52 72 37 64 pour plus de details vous pouvez visiter le site http://lepermis-facile.fr/index.php
    Sur ce, nous restons en attente de vos inquisitions en espérant que votre satisfaction renforcera notre fiabilité auprès des sceptiques et bien sur vous aurez la possibilité de rencontrer des gens satisfaits par nos services.

    Bien à vous

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