23 mars 2014

Traverser l'Atlantique (part 2) // une journée compte double

Cet article aurait pû s’intituler "le jour le plus long", mais tout le monde sait que ce jour là c'est la journée d'appel à la défense.

Dans le genre trèèèèèès très long, ce périple se défend pas mal. J'ai bien tenté de compter les heures, mais j'ai rapidement renoncé. Tout avait pourtant bien commencé. Déroulé de ma journée en heures locales.


4h45 : après une nuit sans sommeil passée à regarder l'heure sur mon téléphone, je me lève. Autant dire que je n'étais pas fraîche comme la rosée du matin. Direction la gare où le bus qui doit m'amener à l'aéroport de Francfort m'attend.

6h15 : le bus quitte la gare. Je bénis la rigueur germanique.

9h : arrivée à l'aéroport de Francfort après presque 2h de coma. L'avion décolle à 12h15, large ! Le passage de la sécurité se fait tout en douceur et je continue ma nuit sur un banc devant la porte d'embarquement.

11h30 : embarquement. L'avion à le wifi wouhou !! Et il n'y a personne entre moi et le type assis côté hublot, confort !

14h : l'avion n'a toujours pas décollé, par contre nous avons fait plusieurs fois le tour du tarmac de l'aéroport. Pas que je sois fermée d'esprit, mais là tout de suite je me serais bien passée de cette visite.

15h : le commandant de bord annonce qu'un moteur ne démarre pas et que la queue de l'appareil à un autre soucis. Le tout ne pourra pas être réparé aujourd'hui. Retour à l'aéroport pour être transféré sur d'autres vols. Les autres passagers commencent à me faire flipper en parlant de nuit d’hôtel. Résumé : je suis debout depuis 10h et je ne suis pas allée plus loin que Francfort pour l'instant. Ca va être très long.

16h : la majorité des passagers sont transférés sur un avion direction Washington (qui apparemment volait à vide puisqu'il peut accueillir à la dernière minute 120 personnes de plus...). Embarquement immédiat. Comme dans l'expression sauf qu'en vrai je récupère ma carte d'embarquement et j'embarque directement à la porte à côté.

17h : l'avion décolle lui au moins. Je taxe le portable de la nana assise à côté de moi pour envoyer un mail à Lionel, histoire qu'il ne m'attende pas 12h à l'aéroport de San Fransisco. Le vol qui a été annulé devait attérrir à 16h heure locale. Trop américaine, la nana me le prête de bonne grâce parce que "c'est le moins que je puisse faire après toute l'aide que vous m'avez apporté" (je me suis levée 2 fois pour la laisser passer ... ).

22h : atterrissage à Washington. Je suis défoncée. L'avion pour San Fransisco décolle dans 30min. La compagnie aérienne l'a gentillement retenu le temps que tous les passagers malchanceux puissent passer la douane, l'immigration, récupérer leurs bagages et les ré-enregistrer et repasser la sécurité. Je pensais qu'étant déjà venue aux USA, je pourrais sauter l'étape photo-prise d'empruntes mais non. Cette photo restera dans la lignée mémorable des photos pour le DS-160 (aussi connue sous le nom de "photo en pijama petits élephants") et pour le visa ("incarnation du désespoir total de vivre"). On me pose aussi des questions piège : qui est Lionel ? (véridique).

minuit : l'avion décolle avec 2h de retard mais avec tous les passagers et tous les bagages. Je suis tellement défoncée que je m'endors avant le décollage mais je suis régulièrement réveillée parce que la place stratégique juste à côté des toilettes spécial pisseuse n'est pas si pratique que ça (coup de coude et d'autres parties du corps dans la tête et même un verre d'eau sur la tronche).

4h : aéroport de San Fransisco, enfin ! Lionel me récupère alors que je ne le vois même pas et m'accueille avec un sandwich et un verre d'eau. L'homme est choupi. Avantage dans tout ça : je sais que je vais récupérer mon sac.

Je sais que je suis bien arrivée en Californie quand Lionel me demande à 4h30 du matin si je veux aller acheter de quoi petit-déjeuner le lendemain. 


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